La rentrée 2013 de la carte prépayée, relue treize ans après

Actualités— Mis à jour le
Les pronostics de notre chronique de rentrée 2013 sur la carte prépayée confrontés à ce qui s'est réellement passé : scepticisme démenti sur Nickel, disparitions confirmées, classements retirés

Transparence : ce site est rémunéré par Veritas, partenaire commercial. Cet article a été entièrement réécrit : sa chronique d'origine désignait notre partenaire comme « leader » de deux segments du marché — un classement maison, invérifiable, que nos règles interdisent. Ces passages ont été supprimés.

Août 2013 : notre chronique de rentrée passait en revue les nouvelles du petit monde de la carte prépayée. La relire aujourd'hui est un exercice d'humilité — et un instantané précieux d'un marché qui n'existait pas encore vraiment. Voici, pronostic par pronostic, ce que treize années en ont fait.

Notre plus belle erreur : Nickel

Ce que nous écrivions : « le projet de compte low cost ne semble pas avoir convaincu ni les clients ni les buralistes qui devaient se transformer en banquier low cost ».

Ce qui s'est passé : lancé en février 2014, le compte Nickel est devenu le plus grand succès du secteur — plusieurs millions de comptes, des milliers de buralistes distributeurs, un rachat par BNP Paribas dès 2017. Le canal de distribution dont nous doutions, le comptoir du tabac, est précisément ce qui a fait la différence. Leçon retenue : dans ce marché, la distribution bat la technologie.

Les disparitions que nous avions vues venir

Ticket Surf « semble avoir définitivement jeté l'éponge », écrivions-nous. Exact : la marque et sa carte Ultreia ont disparu, comme la plupart des coupons de l'époque (Ukash a suivi). Le rechargement en espèces existe toujours, mais par d'autres canaux.

ViaBuy, le « nouvel entrant qui ne convainc pas » avec ses 89 € d'avance : le scepticisme était fondé — l'activité a cessé en 2024.

Toneo, dont nous espérions qu'elle « saurait se renouveler » : la marque n'a jamais conquis le grand public que visaient ses publicités. Nous n'avons pas trouvé de source fiable sur son état actuel, et nous n'affirmons donc rien de plus.

Ce que nous retirons de la version de 2013

  • « Le marché haut de gamme est dominé par 2 leaders, la carte T24black et la carte veritas » et « le marché [société] est dominé largement par la carte VERITAS » : deux classements maison, sans méthodologie ni source, désignant notre partenaire comme leader. Supprimés, pas reformulés — et le segment « haut de gamme » lui-même n'est documenté nulle part dans l'offre actuelle du partenaire.
  • La rumeur sur l'actionnariat de Creacard (« un fond américain ») : jamais confirmée publiquement à notre connaissance ; la société édite toujours la carte PCS.
  • Les augures sur la carte Skrill : notre « courrier lecteur » de 2013 n'est pas une source.

Ce que la chronique avait compris avant l'heure

Deux intuitions de 2013 se sont pleinement réalisées. La segmentation du marché — cartes d'entrée de gamme vendues au tabac, offres en ligne plus complètes — structure toujours l'offre, même si les noms ont changé. Et la phrase finale, « l'attribution d'un RIB personnalisé par carte prépayée » comme prochaine étape, décrivait exactement ce qui est devenu le standard : un compte avec RIB et IBAN adossé à la carte — c'est aujourd'hui documenté jusque chez notre partenaire (« RIB et IBAN dédiés inclus »).

Quant à la promesse que la carte prépayée « reste le moyen le plus simple et efficace de lutter contre la fraude », elle était trop généreuse : la carte cloisonne l'exposition, mais ne protège pas de la manipulation, devenue depuis la première fraude en montant.

Pour l'état du marché d'aujourd'hui, voyez notre comparatif ; pour la rétrospective complète du marché de ces années-là, le jeune marché de 2012.

Sources : historique Nickel (lancement février 2014, rachat BNP Paribas 2017) et ViaBuy (activité cessée en 2024) vérifiés lors de nos mises à jour précédentes ; cardveritas.com, pages « Carte prépayée » et « Tarifs », consultées en français et en anglais le 20 août 2026 (RIB et IBAN dédiés documentés ; aucun segment « haut de gamme » documenté).

À lire aussi